À l’atelier, les magazines contemporains au fascisme valse avec les fleurs d’amandier, comme l’histoire et les saisons.
Comme les saisons, l’histoire revient toujours à son point de départ. L’hiver fige, le conflit déchire, la branche paraît morte sous le poids des années noires. Puis vient le printemps : une floraison têtue qui perce la matière, le papier, la mémoire. La fleur n’efface pas la guerre en arrière-plan. Elle lui répond. Elle dit que le cycle de l’histoire, comme celui de la nature, alterne les temps de dévastation et les temps de renaissance. Après le bleu glacé des conflits, il y a toujours un éclat rose au cœur, une poussée de vie qui refuse de se taire. C’est la même leçon: rien n’est définitif. Les saisons changent. Les époques aussi. Et de la matière la plus abîmée, il naît encore de la lumière.