Juste un moment

C’est à travers des héros que cette série de portraits voit le jour. Elle est le prolongement de Laisser parler l’absence , Juste un moment, Mon manège à moi et Tout sera oublié. Individuellement représentés ils ont eu un rôle important voire clé tout au long de notre récente histoire. Il est donc nécessaire une fois de plus rappeler que l’histoire est non seulement construite de faits mais surtout de femmes et d’hommes. Ces portraits minimalistes peints au pochoir sur papier, évoquent cette trace. Leur dessin simple porte ce devoir de mémoire qui de nos jours est bafoué et négligé. La technique utilisée nous ramène aux origines de l’art quand l’homme représente les « divinités » qui l’entourent, ces animaux sauvages qui sont à la fois butin de chasse mais aussi leur guide inévitable pour la découverte de nouveaux territoires. C’est cette culture, aurignacienne, qui utilisera pour la première fois la technique du pochoir à l’aide de la main en guise motif, de peau d’animal et pigment naturel. Dans son état le plus primaire la trace est par conséquent rattachée à l’homme comme un témoin, un désir de transcender le présent. “